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De Gutenberg a Wikipedia, la guerre des connaissances
On 26, Oct 2011 | No Comments | In Derniers billets | By Arckeon
La culture de masse apparaît au XIXème siècle, soutenue par l’essor de la presse et des spectacles. Alors que Gutenberg ne voyait dans l’imprimerie qu’un moyen de production facilitant la production d’ouvrage et pouvant ainsi répondre à une demande, l’élite intellectuelle redoutait une vulgarisation de la culture et les politiques un développement du libre arbitre.
Le misérabilisme conduit à voir dans la culture des pauvres qu’une pauvre culture.
Bien souvent placée très bas dans l’échelle de la légitimité culturelle, la culture populaire à fait d’Internet sont eldorado ; le succès qu’on lui connaît contraint les défenseurs des « nobles connaissances » à se poser la question de leur diffusion.
À l’heure d’Internet, la diffusion du Livre passe par la numérisation des œuvres. Après la musique et le cinéma, l’édition s’apprête à muter. Deux grands acteurs économiques se partagent l’essentiel de la diffusion Amazon et Sony. Mais le véritable nerf de la guerre se situe en amont de la distribution lors de la numérisation des ouvrages, et le champion dans ce domaine s’appelle Google.
La BNF, symbole de la richesse du patrimoine littéraire français, négocie depuis des mois avec Google sur un accord de numérisation. Quels sont les enjeux ?
Une numérisation de ces œuvres serait un bon formidable dans la diffusion des connaissances. Elle permettrait au plus grand nombre d’avoir accès aux livres qui forment notre patrimoine culturel, et cela de manière illimitée et gratuite. Offrir un tel service à ses concitoyens, l’État n’en a pas les moyens. Mais devons-nous livrer au privé cette tâche ? Quelle contrepartie demander ?
Aujourd’hui à ma connaissance, à l’exception de celle de Lyon, aucune Bibliothèque française n’a encore franchi le pas de la numérisation avec Google. La France accuse un grand retard en ce domaine. Mais les inquiétudes sont légitimes face à un monopole qui fait peur. Aucune entreprise n’a pour le moment les moyens de concurrencer le géant de la recherche et cette diffusion centralisée de la culture ne peut être une solution viable au long terme.
La commission Tessier, chargée d’apporter des préconisations sur la numérisation du patrimoine français, a rendu son rapport en octobre dernier. Il en ressort qu’une alliance avec Google est inévitable. Néanmoins les œuvre numérisées seront consultables sur un site géré par le ministère de la Culture : Gallica, qui sera refondé pour accueillir 370 000 œuvres numérisées. Ainsi l’État garderait le contrôle de la diffusion de ces œuvres.






























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